La police française a perquisitionné le siège du parti politique Renaissance du président Emmanuel Macron et les bureaux du géant américain du conseil McKinsey à Paris.

Les perquisitions de mardi font partie d'enquêtes sur le recours à des consultants lors des campagnes présidentielles gagnantes de M. Macron en 2017 et 2022, selon les procureurs.

Ni le président Macron lui-même ni ses équipes de campagne n'ont été publiquement identifiés comme cibles par les procureurs.

Renaissance et McKinsey ont déclaré qu'ils coopéraient aux enquêtes.

"Il est normal que la justice enquête librement et en toute indépendance pour faire toute la lumière sur ce sujet", a déclaré à l'AFP le porte-parole de Renaissance, Loïc Signor.

Pendant ce temps, McKinsey a déclaré au journal Le Figaro que "l'entreprise coopère pleinement avec les autorités, comme cela a toujours été le cas".

La France a des règles strictes concernant le financement des partis politiques et des campagnes électorales.

Les dépenses publiques de conseil ont augmenté au cours du premier mandat de M. Macron, ont conclu les législateurs en mars.

Les procureurs français ont ouvert deux enquêtes judiciaires en octobre, examinant d'éventuels faux comptes de campagne électorale et favoritisme.

Les procureurs soupçonnent qu'un certain nombre d'employés de McKinsey ont travaillé comme bénévoles non rémunérés lors de la candidature victorieuse de M. Macron en 2017, et une enquête se concentre sur la question de savoir si cela constituait une dépense de campagne cachée.

Une autre enquête tente d'établir si le cabinet de conseil a bénéficié d'un traitement privilégié pour remporter des contrats gouvernementaux lucratifs.

En 2021, l'ancien président Nicolas Sarkozy a été condamné à un an de prison pour avoir financé illégalement sa campagne de réélection infructueuse en 2012.

Il a été reconnu coupable d'avoir dépensé des dizaines de millions d'euros de plus pour sa campagne que ce qui était autorisé par la loi.

Sarkozy - qui a nié tout acte répréhensible - n'a cependant pas été emprisonné, car il a été autorisé à purger sa peine à domicile avec un bracelet électronique.

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