Pour continuer de s'éclairer cet hiver en cas de délestage, certains Français anticipent et achètent des bougies. Ces dernières, utilisées d'habitude pour habiller une pièce ou créer une ambiance détendue, permettront aussi d'éviter de passer ses soirées dans le noir. Une bonne nouvelle pour les producteurs de bougies, qui mettent en garde contre certaines pratiques.

L'hiver sera tendu sur le réseau électrique . L'énergéticien EDF est confronté à des difficultés pour relancer ses centrales nucléaires encore en maintenance. Résultat, la production d'électricité sur le sol hexagonal est particulièrement faible pour cette période de l'année. Et si la France peut compter sur ses voisins pour lui fournir de l'électricité, en cas de baisse des températures, l'option des délestages ne pourra pas être évitée. 

Alors, pour faire face à ces coupures de courant, certains anticipent et optent pour l'option bougie. Invité sur BFMTV , le PDG du groupe Devineau, le plus important producteur français de bougies, Francis Clément-Devineau, note une augmentation des ventes depuis le début du mois de décembre. "On est sur une progression de chiffre d'affaires de 26%", depuis le début du mois, déclare-t-il.

Le chauffage d'appoint également prisé

Selon ce dernier, les bougies les plus simples sont celles qui profitent le plus de l'effervescence du marché. "Elles ont une durée de vie en combustion, d'environ six heures", explique Francis Clément-Devineau. Et face au risque de pénurie, le président du Syndicat général des fabricants de bougies et ciriers de France, se montre rassurant sur la chaîne d'information. "Il n'y a pas de risque de pénurie, sauf si on nous coupe le courant dans l'usine, parce qu'il faut de l'électricité pour fabriquer des bougies", plaisante-t-il.

Mais le PDG du groupe Devineau interpelle les consommateurs : attention à ne pas tenter de décupler "le pouvoir calorifique de la bougie" grâce à des méthodes farfelues, au risque de provoquer un accident. Alors, en plus des bougies, certains Français se tournent vers les chauffages d'appoint pour limiter l'explosion de leur facture de chauffage.

Qu'ils fonctionnent au gaz, au fioul ou au bois, les ventes de ces derniers ont augmenté au point de provoquer des pénuries, note l'entreprise Latour, spécialiste du mobilier d'extérieur, dans un reportage télévisé.

crnimg19702