Profitant d’un gros scandale concernant un contrat de 244 millions de dollars que le gouvernement conservateur britannique a offert (lors de la pandémie) à une entreprise médicale proche d’une députée appartenant à ce gouvernement, l’opposition britannique exige la publication de tous les contrats signés lors de la pandémie.

Les autorités sanitaires britanniques sont dans de beaux draps. Alors que le précédent gouvernement dirigé par Liz Struss n’a pas pu résister à la pression de l’opposition, le nouveau dirigé par Rishi Sunak risque, quant à lui, d’être balayé par un nouveau scandale concernant les contrats de vaccin signés avec les laboratoires lors de la pandémie à Coronavirus.

C’est du moins l’information que Lecourrier-du-soir.com vient d’obtenir, ce 06 décembre, de l’agence de presse Reuters. En effet, d’après cette source, les conservateurs au pouvoir en Grande-Bretagne ont été mis en garde contre toute tentative de bloquer une initiative de l’opposition britannique d’exiger la publication des contrats de vaccin.

L’agence Reuters nous apprend que l’iniative est née à la suite d’un contrat de 244 millions de dollars que le gouvernement britannique a accordé à une entreprise médicale connue sous le nom de PPE MedPro, spécialisée dans la fabrication de masques chirurgicaux et de gants. L’affaire est d’autant plus embarrassante que l’entreprise en question a été recommandée au gouvernement par Michelle Mone, qui est députée au Parlement britannique. Un copinage qui ne passe pas.

L’information a été confirmée par le média anglais Sky News qui nous en dit plus. En effet, à en croire cette source, l’initiative de pousser le gouvernement à rendre des comptes est dirigée par la députée travailliste, Angela Rayner, qui accuse le gouvernement d’avoir failli à son devoir de diligenter une enquête sérieuse sur cette affaire.

Selon Sky News, le parti travailliste veut désormais profiter de cette occasion pour introduire un vote qui obligera le gouvernement à « publier tous les contrats, les conseils et les correspondances impliquant des ministres et des conseillers spéciaux » concernant les contrats signés lors de la pandémie.

S’adressant à la presse, Angela Rayner n’a pas mâché ses mots. « Les députés Tory ont le choix de soit soutenir le vote du parti travailliste qui cherche à forcer les ministres à faire preuve de transparence dans le contrat de 244 millions de dollar accordé à une entreprise liée à une députée appartenant à leur parti ou être complices de ce scandale qu’ils cherchent à étouffer », prévient-elle.

En Angleterre, l’affaire fait grand bruit et les réactions sont nombreuses. « Enfin! Le scandale Michelle Mone est en train d’attirer l’attention du grand public. Mais, ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg. Des contrats d’une valeur de 4 milliards de sterling ont été accordés à des membres du gouvernement. Nous avons dénoncé cela dès octobre 2020 », réagit l’organisation Good Law Project.



Et cette organisation ne fut pas la seule à s’indigner. Dans un twitte posté sur son compte officiel, le mouvement de gauche European Unity s’attaque vertement aux Tories. « Le Sunday Times révèle que la députée conservatrice Michelle Mone a fait pression sur les ministres pour obtenir un contrat de 203 millions de sterling. De cette somme, les 29 millions de sterling sont allés dans sa poche. Ce ne sont pas les migrants qui vous volent votre argent, mais plutôt les Tories », ironise le mouvement.



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