Lestée par des finances publiques à la dérive, la France doit réduire ses dépenses pour limiter son déficit public, faute de quoi, elle finira sous surveillance du FMI, qui lui a envoyé un avertissement, dénonce notre chroniqueur Marc Touati.

La nouvelle est quasiment passée inaperçue, méthode Coué oblige, mais elle est pourtant incroyable et dramatique : le FMI vient de lancer un avertissement non pas à l’Italie ou à la Grèce, mais à la France pour le dérapage incontrôlé de ses comptes publics. Il faut dire qu’après le “quoi qu’il en coûte” de 2020-2021, puis le bouclier tarifaire de 2022, la dette publique française a explosé de près de 550 milliards d’euros. Et ce, alors que la France est en train de replonger en récession et doit faire face à une inflation de plus en plus forte.

Mais bien loin de se calmer et de stopper sa fuite en avant, la puissance publique française a décidé de continuer sa gabegie de dépenses et de dette… Les prévisions du FMI sont très claires : en matière de maîtrise de ses dépenses publiques et de déficit public, la France sera le cancre de l’Europe et ce jusqu’en 2027. En effet, selon lui, le déficit public atteindra au moins 5,4% en 2023 et se stabilisera ensuite autour des 5% au moins jusqu’en 2027. A titre de comparaison, d’ici quatre ans, l’Allemagne réduira son déficit public à 0,5% du PIB, l’Italie à 3% et l’ensemble de la Zone Euro à 2,5%. Face à ces dérapages incontrôlés et très coûteux pour les contribuables français (qui, comme d’habitude, seront les « dindons de la farce »), quatre grandes questions se posent.

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